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Une dictée au Musée Labenche

Une dictée au Musée Labenche

Découvrir les œuvres autrement

Le musée Labenche de Brive a organisé sa première dictée de l’année. Dans une des plus belles salles du musée, 30 visiteurs ont essayé de faire le moins de fautes possibles. Les stylos rouges et l’amusement étaient de la partie.

30 personnes réunies pour participer à une dictée. Pour cette première du musée Labenche de Brive, c’est Zoé Darsy, responsable public et communication au Musée Labenche, qui énonce le texte. « Nous sommes plusieurs à avoir eu envie de proposer des textes parmi les responsables du musée. Pour cette première, j’ouvre le feu », s’amuse Zoé Darsy. L’animation n’est pas proposée n’importe où. Dans la grande salle qui accueille les participants, des somptueuses tapisseries du 17e siècle recouvrent les murs. Issues de la Manufacture Royale anglaise de Mortlake, elles impressionnent les visiteurs.« Nous sommes dans une des plus belles salles du musée Labenche », appuie la responsable public.

Aujourd’hui, j’ai le plaisir de dire que c’est moi la maîtresse.
Zoé Darsy, responsable public et communication – Musée Labenche

Un lien logique entre dictée et musée

« Dans les musées, nous écrivons beaucoup, en se servant de textes et de sources parfois anciennes ». Zoé Darsy a choisi, pour cette première dictée, un texte qui se réfère directement aux tapisseries faisant face aux participants. « Nous avons eu envie de faire profiter nos visiteurs de ces sources », précise la maîtresse du jour.

Le public a ainsi pu découvrir, ou plutôt redécouvrir cette salle. En effet, ce sont surtout des habitués du musée qui occupent les trente places réservées à l’animation du vendredi après-midi. Le choix de cet horaire est volontaire. Zoé Darsy précise que ce créneau permet de « fermer la salle durant la dictée à un horaire où il y a moins de visiteurs que le week-end ». La dictée n’est pas « particulièrement dur », mais elle demande quand même une quinzaine de minutes d’écriture. « Cette dictée n’est pas à destination des enfants, mais plutôt d’un public qui a le temps et qui aime écrire », souligne l’animatrice.

Peu de fautes et de l’amusement

C’est l’histoire d’un amour impossible qui est le sujet de la dictée. Énoncé par Zoé Darsy dans un silence (presque) absolu, le texte remplit les pages des participants sérieux et appliqués. Une dernière relecture et c’est l’heure de rendre les copies. Les grands élèves quittent les tapisseries de Mortlake et descendent vers la salle de correction. Une correction collective où chaque personne corrige un autre participant. « Nous avons donné des pseudonymes à chaque participant pour le côté ludique et pour ne pas savoir qui on corrige ». Munis de leurs stylos rouges, les correcteurs s’appliquent à repérer la moindre erreur, à l’aide du texte corrigé projeté sur le tableau ».

C’est dans des applaudissements joyeux que les deux gagnantes sont annoncées. Seulement trois fautes pour elles. France-Aimée, une des deux gagnantes est « très contente ». « Je reviendrai avec plaisir à la prochaine », poursuit-elle.

Nous sommes dans une des plus belles salles du musée.
Zoé Darsy, responsable public et communication – Musée Labenche

L’amusement était au rendez-vous, et l’activité s’est terminée sur un goûter de l’amitié. Le musée Labenche a déjà prévu d’autres dictées, alors qu’en France, le niveau des élèves de CM2 baisse encore cette année en orthographe, mais de façon moins marquée que les années précédentes.

© Corrèze Télévision – Février 2024
Un reportage de Thomas Saladin

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