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Un chien guide pour être autonome

Un chien guide pour être autonome

École de chiens guides d’aveugle

L’école de chiens guides d’aveugle de Landouge fête ses 50 ans cette année. Seule école du Limousin, elle crée un véritable lien entre le chien guide et le déficient visuel.

Volt est arrivé à l’âge de deux mois à l’école de chiens guide d’aveugle de Landouge (Haute-Vienne). D’ici la fin du mois d’avril, il sera remis à un déficient visuel pour l’accompagner et le guider dans son quotidien après deux ans passés à l’école et en famille d’accueil. Un fonctionnement qu’opère l’école de chiens guides de Landouge depuis 1976. “Le but c’est d’éduquer des chiens à être chien guide d’aveugle pour permettre aux déficients de récupérer de l’autonomie et, surtout, de pouvoir s’épanouir dans la société, comme tout à chacun”, décrit Jean-Louis Lehmann, Vice-Président de l’école.

Une éducation pas à pas

“C’est un défi d’accueillir un chiot à deux mois et d’en faire un chien guide”, explique Luc Benard, directeur technique à l’école de Landouge. Chaque chien étant différent, leur capacité d’apprentissage l’est également. Il doit apprendre à reconnaître les obstacles et à adapter son parcours, savoir appréhender les carrefours, et à terme, pouvoir accompagner dans la vie quotidienne le déficient visuel. Mais pour Luc Benard, l’éducation réside surtout dans la construction du futur binôme entre le déficient visuel et le chien guide : “[la finalité], c’est de faire en sorte que tout le travail fourni en amont puisse amener quelque chose à une personne déficiente visuelle dans ses déplacements”. Après deux années, le chien est remis gratuitement à un bénéficiaire après une période d’adaptation : “On organise un stage de formation qui dure 15 jours. Avec une semaine au centre et une semaine sur le lieu de vie de la personne”, indique l’éducateur. Ensuite, une période d’essai de six mois est mise en place pour confirmer la bonne relation entre le chien guide et son nouveau propriétaire. Pour autant, l’éducateur du chien guide ne sort jamais de la vie de ce dernier. Chaque année, un suivi est organisé jusqu’à sa mise à la retraite.

Un lien affectif, mais surtout social

Si le chien aide et accompagne, il n’en reste pas moins un excellent compagnon qui avantage la sociabilisation. “On nous a dit “mais grâce au chien, j’ai eu une vie sociale””, affirme Jean-Louis Lehmann avant de poursuivre en expliquant que “Avant il y avait la canne. Les gens avaient peur d’aller voir la personne. Quand il y a eu le chien, ils venaient dire bonjour au chien et l’accompagner sur son trajet.” Aucun doute pour le Vice-Président, le chien est “plus qu’une compagnie […] c’est un véritable lien social qui se crée”. 

Reconnue d’utilité publique, l’association des chiens guides d’aveugle forme neuf chiens par an. Malgré ses 14 salariés et 130 bénévoles, elle ne vit que de legs et de dons. Pour sensibiliser à son travail, l’école ouvrira ses portes le dernier week-end de septembre. 

© Corrèze Télévision – Avril 2026
Un reportage de Marie Lamargue
et Richard Léonard.

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