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Défilé de mode théâtralisé à Meymac 

Défilé de mode théâtralisé à Meymac

Sensibiliser contre la fast fashion

La ressourcerie ECO-TRIouzoune organisait, ce samedi 25 avril, un défilé de mode théâtralisé pour sensibiliser aux enjeux environnementaux de la fast fashion.

“Chaque année, on jette des kilos et des kilos de vêtements qu’on nous donne”, dénonce Marie-Anne Gaertner, responsable de la ressourcerie ECO-TRIouzoune. Même si la plupart sont vendus lors des des différentes braderies ou en boutique directement, la ressourcerie meymacoise est submergée par les dons de vêtements. Alors, il fallait agir, sensibiliser, expliquer, les enjeux de l’industrie du textile, et notamment de la fast-fashion.

Adapté d’une pièce belge

Au départ, l’idée était de faire un simple défilé avec des vêtements de seconde main pour montrer qu’il y a de “des choses plus intéressantes qu’en magasin”, confie Danielle Mahu, haute-couturière retraitée et bénévole à la ressourcerie. Puis, le projet est remonté aux oreilles de la comédienne Nadine Gagnant qui propose d’en faire un défilé théâtralisé. C’est donc un défilé adapté de la pièce FAST de l’auteur belge Didier Poiteaux que les membres de la ressourcerie haute-corrézienne se mettent à préparer activement. “C’est une comédienne professionnelle, qui travaille à temps plein et qui a accordé tout son temps depuis six mois”, confie la haute-couturière retraitée. Pour cette dernière, la plus value de la pièce est incontestable : “Ça dénonce la fast-fashion. On remonte à l’origine de la mode et comment on en est arrivé à exploiter la main-d’œuvre en Asie”. Au cours de deux heures de spectacle, la trentaine de comédiens et de figurants ont pu sensibiliser avec humour et bienveillance le public venu nombreux les admirer. 

L’événement s’est terminé par une braderie de vêtements issues  des boutiques de la ressourcerie situées à Meymac et Neuvic.
À noter que pour ce premier trimestre 2026, ces deux ressourceries totalisent déjà 600 kg de déchets traités.

© Corrèze Télévision – Avril 2026
Un reportage de Marie Lamargue

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