De la Corrèze aux Grandes Écoles
Lutter contre la sous-représentation des élèves de province dans les grandes écoles
Depuis le 19 janvier dernier, la plateforme Parcoursup a ouvert ses portes. Les Terminales peuvent désormais inscrire leur voeux de formations pour leurs études supérieures. Un choix pas toujours évident mais que l’association De la Corrèze aux Grandes Écoles peut accompagner.
Née il y a 3 ans d’un constat collectif du manque de représentation des élèves des territoires ruraux dans les grandes métropoles et les écoles reconnues, l’association intervient dans les lycées corréziens. Vendredi 30 janvier, 3 membres sont intervenus au lycée Bernart Ventadour d’Ussel. Amani Chatti, parle de son choix de rejoindre l’association : “Ici la plupart du temps on nous dirige vers les facs de secteurs. On ne va pas nous parler des établissements comme Assas, Dauphine ou la Sorbonne”.
Un échange positif pour les établissements
L’objectif de ces interventions : présenter une offre de formations larges et rassurer les futurs étudiants grâce à du mentorat : “On va entrer en contact avec les établissements, ou alors c’est eux qui nous contacte pour intervenir. On essaye de lutter contre l’asymétrie d’information, l’auto-censure, montrer que nous aussi en tant que Corréziens on peut tenter les grandes écoles.”
Une intervention importante également pour les établissements, comme l’explique Nathalie Esnault, Conseillère Principale d’Education au lycée d’Ussel : “La venue de l’association est vraiment un plus pour l’établissement. Ça donne un aspect concret à l’orientation. L’association permet de donner de l’ambition à nos élèves et de leur montrer que c’est possible même quand on vient d’une zone rurale.”
Transmettre pour rassurer
Ses conseils, Amani les donnent en alliant écoute et bienveillance, comme en étant la grande sœur qu’elle aurait aimé avoir à l’époque : “J’aurais bien aimé qu’on me dise que peu importe ce que je tente ou ce qui me fait envie, que je le fasse. Je ne vaux pas moins bien que quelqu’un qui vient de Paris et qui a été dans un lycée comme Henri IV, par exemple.”
Selon l’Institut des Politiques Publiques, en 2017, les bacheliers provinciaux ne constituaient que 50% des effectifs de l’Ecole Polytechnique, d’HEC, de l’ENS et de l’IEP PARIS
© Corrèze Télévision – Février 2026
Un reportage de M. Lamargue,
R. Léonard et S. Léonard

