Au pays de l’imaginaire et de la romance
Salon Imagin’à Brive
De la science-fiction, de la dystopie, de la romance, de la fantasy : retour sur la première édition du Salon des littératures de l’imaginaire et de la romance, organisé à Brive le week-end dernier.
Ils étaient nombreux, samedi matin, à attendre l’ouverture des portes de l’espace des Trois Provinces de Brive. La raison : la venue de près de 130 auteurs et illustrateurs pour le premier Salon de l’imaginaire et de la romance. Organisée par l’association Imagina, l’événement souhaite proposer une nouveau rendez-vous littéraire aux Corréziens, comme l’explique Marion Barril, présidente de l’association : “La Corrèze rayonne de lecteurs. Il s’avère que l’imaginaire et la romance sont deux genres en plein essor, il était donc important de mettre en lumière ces genres et de faire venir des auteurs inédits en Corrèze.”
Des genres qui attirent de nouveaux lecteurs
Longtemps sous-estimés, et même dégradés, ces genres sont pourtant, pour certains, un moyen de découvrir la lecture et même d’y prendre plaisir. Les parrains de cette édition, les auteurs AJ. Twice le confirme : “On a des personnes qui sont venues faire dédicacer La Passeuse de mots et qui nous disent qu’ils le font étudier en classe”. Pour le couple d’auteurs, il est important de mettre en lumière les auteurs francophones et d’ouvrir les portes aux autres genres littéraires : “Les classiques c’est bien, mais ça vieillit un peu aussi. Il faut réveiller cette envie de la lecture, et la fantasy peut aider à cela”, explique Alric Twice.
Une nouvelle émergence en France
Le succès des genres de l’imaginaire et de la romance a d’abord était plus flagrant dans les pays anglo-saxons. L’auteure de bests-sellers, Penn Cole, témoigne de la différence d’exigence entre la France et les autres pays, ce qui explique cette disparité : “S’il y’a bien quelqu’un qui s’y connaît en matière de bonne littérature, c’est les Français. Ils ont des grandes exigences en matière d’écriture, et c’est une bonne chose !” Selon elle, cette exigence pousse les auteurs à se réinventer et à proposer des univers plus complets aux lecteurs.
Elle se veut également optimiste concernant le succès de ces genres littéraires : “Je vois vraiment une grande émergence, en France, du nombre de lecteurs de mes livres ou du moins des livres de mon style littéraire. À mon avis, cela va continuer de s’étendre et devenir aussi important ici, en France, que ça ne l’est dans les autres pays.”
Avec près de 6000 visiteurs sur le week-end, nul doute que cette première édition nous laisse imaginer une belle suite pour ce salon littéraire de l’imaginaire et de la romance.
© Corrèze Télévision – Mars 2026
Un reportage de Marie Lamargue

