Des aides pour les aidants
Les dispositifs qui permettent aux aidants de se sentir accompagnés et soutenus
En France, un aidant sur deux s’ignore. Pourtant, ils sont plus de 9 millions à accompagner un parent, un enfant, un conjoint ou un proche. Un investissement qui peut être lourd et épuisant.
De nombreux français n’ont pas conscience qu’ils jouent le rôle d’aidant au quotidien. Pourtant, être présent régulièrement auprès d’une personne âgée, malade ou en situation de handicap est une tâche difficile. Cela demande du temps ainsi que de l’énergie physique et psychologique. Pour les accompagner, le service public de l’autonomie a mis en place une campagne d’information expliquant comment les aidants peuvent être soutenus.
Les principaux dispositifs d’aide aux aidants et aux aidés sont les plateformes d’accompagnement et de répit. Il en existe notamment deux en Corrèze, à l’EHPAD du centre hospitalier de Brive et à L’EHPAD d’Ussel.
Des espaces d’assistance et de sociabilisation
Ces plateformes peuvent accueillir temporairement le proche aidé ou peuvent proposer de faire déplacer un professionnel soignant à domicile pour s’occuper de celui-ci. L’objectif de ces services est d’offrir du temps libre à l’aidant pour lui permettre de se reposer et de maintenir une activité sociale : “Quand je reviens je suis détendue”, affirme Jeanine qui bénéficie de la visite deux fois par mois d’une personne pour s’occuper de son époux. Ce dispositif permet également de rentrer en contact avec un professionnel pour être conseillé et orienté, directement sur place ou par téléphone.
Selon les établissements, des sorties culturelles et conviviales, des groupes d’échange entre aidants ou encore des séjours de vacances adaptés peuvent être mis en place. Le but est de proposer des activités ludiques et diversifiées afin d’éviter l’isolement des aidés et de leurs proches.
Les plateformes d’accompagnement et de répit sont gratuites et les coordonnées des espaces les plus proches sont disponibles en ligne ici.
Allier vie professionnelle et vie d’aidant
Apporter son assistance à une personne dans le besoin demande du temps et une forte implication personnelle. Ce temps passé à accompagner un proche peut contraindre l’aidant à travailler moins, ou encore à se replier sur soi-même : “C’est un rôle permanent”, explique Danielle.
Le statut d’aidant familial est reconnu par la loi depuis 2015 et permet la mise en place de congés et d’allocations diverses. Pour compléter ce soutien aux aidants, il existe des lignes téléphoniques afin d’entrer en contact avec des professionnels de santé et de bénéficier d’un accompagnement personnalisé. Les aidants ont également la possibilité de se faire rembourser leurs séances chez un psychologue.
Des actions peuvent aussi avoir lieu localement comme des animations, des systèmes de bénévolat ou des groupes d’aidants pour échanger avec d’autres personnes qui peuvent partager les mêmes problèmes. Ces actions locales sont notamment répertoriées par le service en ligne Ma boussole aidants.
En Corrèze, il existe l’association Adapei ainsi que l’association Le fil des aidants, basée à Argentat, qui proposent des services d’accompagnement aux aidants et des événements.
Le guide en ligne aidant’plus de la MSA permet de faire un test en trois questions indiquant à l’utilisateur s’il joue le rôle d’aidant au quotidien. Ce guide en ligne propose également des liens et des articles pour s’informer sur les dispositifs de soutien nationaux et locaux.
Plus d’informations sur le site : https://solidarites.gouv.fr/aidant.
© Corrèze Télévision – Octobre 2026
Un article de Lilou Pacaud

